Éléments à considérer

Le choix est assumé sur cet espace lesté de lettres, de suggérer en remplaçant par des images écrites, quelques séduisantes photographies posées bien souvent pour combler des silences. Les réflexions et théories décrites sur les pages qui suivent sont propres à une logique intuitive élaborée par d'intimes observations. Elles sont l'œuvre d'une pensée personnelle enrichit d'un atypique parcours à travers une profession, des lectures et des passions. C'est-à-dire que sorti des routes d'une connaissance commune et approuvée, le sentier ici tracé est périlleux dans son fondement. En aucun cas, il pourrait être entériné par une autorité scientifique. Aucune notoriété de savoirs ne vient conforter les idées développées. Son objectif n'est donc pas d'apporter une quelconque vérité ou d'induire quelques réalités. Son objectif ne vise qu'à transmettre des rêveries littéraires. À la limite, un conte.

Que les instants passés sur cet espace vous soient des plus agréables et des plus enrichissants. Je le souhaite véritablement. So

En résumé…

Depuis près d'une trentaine d'années, je pratique le passionnant et captivant métier d'apiculteur. Installé initialement avec 200 ruches en Touraine, j'arpente les chemins sinueux d'une apiculture plus respectueuse de l'Abeille, de l'Environnement et de l'Homme. Je me suis inspiré dès mon premier contact avec l'insecte du Mouvement de Culture Bio-dynamique, des travaux de Rudolf Steiner et de Mathias K.Thun. Mes lectures et mon expérience du métier m'ont amené à trouver ma propre voie, entre art, philosophie et poésie. Dans les années deux mille, je décidais de mettre mes abeilles en milieu sauvage, loin de toute culture et en 2003, je fis le transfert de ma petite entreprise dans ma région natale, à mi-chemin entre Bordeaux et l'Océan, dans les bois, à Saint Aubin de Médoc. Les abeilles y évoluent plus naturellement et butinent le nectar des fleurs de sous bois, d'arbrisseaux et de petits bosquets d'arbres : ainsi, houx, aubépines, bourdaines, ronces, chèvrefeuilles, lierres, bruyères, camomilles côtoient chênes, châtaigniers et acacias. Je laisse les abeilles évoluer simplement sans interventions humaines, sans opérations apicoles, pour moi, sources de traumas pour ces animaux sauvages — non domestiqués, comme on tend souvent à le dire. La sélection s'accomplit naturellement où les plus résistantes se reproduiront simplement. Aucun nourrissement. Aucun traitement. Aucune transhumance. Aucun essaimage artificiel. Les pertes hivernales sont certes importantes, cependant, les abeilles s'adaptent au milieu. Lentement. Elles ne produisent que peu de miel, dont une infime partie est prélevée en une unique récolte à l'équinoxe d'automne, moment opportun pour ne pas stresser les colonies. Les seuls éléments récoltés sont du miel de fleurs sauvages, de la cire et de la propolis. Le pollen est laissé à la colonie pour ne pas impacter le cycle de ponte de la reine. Les techniques de production de gelée royale sont à mon goût bien trop agressives pour ne pas avoir une incidence notable sur la santé des abeilles. Les éléments récoltés ne sont ni chauffés, ni transformés. Sans entrer ici dans les détails, les aliments ne sont pas seulement composés de matière : notre corps ingére, digére, incorpore des couleurs — ondes électromagnétiques — et des charges émotionnelles — certains aliments sont vivants, ils contiennent une histoire, une information.

Vous pourrez trouver les éléments récoltés chez SoBio magasins du Haillan, Pessac et Biganos ainsi qu'au Potager des Chartrons, rue Notre dame à Bordeaux (juste le miel). Pour plus de d'informations, lire la suite…

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