butineuse sur rosier sauvage

ABeilles. Certification. Que souhaitons-nous réellement ?

En modifiant l'ordre naturel des choses, nous nous engageons à assumer pleinement les conséquences de nos actes. J'ai essayé durant toutes ces années de pratiquer mon métier avec conscience et respect. Je me suis enrichi d'un certain apprentissage et m'en suis libéré. Aujourd'hui, rien n'a changé, ni même ma relation à autrui fondée sur la confiance. Maintenant, si cette confiance était remise en question par un consommateur exigeant une certification octroyée par quelques organismes commerciaux qu'adviendrait-il des valeurs éducatives ? Si nous ne pouvons plus accorder notre confiance à ce paysan, celui que l'on connaît, est-il possible de l'accorder à un groupe de personnes inconnues dont les intérêts ne sont pas très lisibles ? J'ai refusé des normes qui n'offrent que des points de vue restrictifs — restrictifs aux sens où sous couvert de sécurité, sont exclus du circuit ceux ne voulant pas se plier aux exigences de quelques firmes, et ce, même si le travail est pratiqué beaucoup plus sérieusement ; restrictifs car l'objectif semble être une standardisation des moyens de productions intensifs, favorisant ainsi les grosses structures au détriment des petites. Ces normes qui n'autorisent aucune place à la différence et dont les enjeux sont véritablement différents des miens.

Mes abeilles ne sont ni nourries, ni traitées, ni poussées à produire. Elles évoluent dans un environnement sauvage, loin de toute culture et des interventions humaines. La sélection s'accomplit naturellement où les plus résistantes se reproduisent simplement. Elles vivent paisiblement ne connaissant ni les transhumances, ni les dérangements intempestifs des obligations apicoles. Elles sont implantées sur la face ouest de la Gironde, sous la protection des vents dominants qui éloignent les pesticides et métaux lourds des industries et trafics routiers (nationales et autoroutes) sur le côté est du département. La production volontairement minimaliste ne tolère aucune sélection des miels (miels d'appellations acacia, châtaignier, bruyères, etc.) pour ne pas affecter les abeilles par de multiples opérations — sources de troubles importants notamment pendant les périodes de disettes. Une unique récolte annuelle est pratiquée avec la plus grande attention à l'équinoxe d'automne. Ce miel de fleurs sauvages, d'essences forestières exclusivement est composé des nectars de fleurs de bourdaine, d'acacia, de châtaignier, de chèvrefeuille, de houx, d'églantier, d'ajonc, d'aubépine, de sureau, de ronce, d'ortie, de camomille, de bruyère, de lierre, de menthe, de rosier sauvage et d'une multitude d'autres touches aromatiques provenant des fleurs de plantes endémiques. Chaque année apporte une signature florale singulière offrant ainsi des notes soutenues d'empreintes aromatiques bien distinctes. La production de ce miel est généralement délicate, aléatoire, voire inexistante.

Afin de ne pas déséquilibrer l'harmonie au sein de l'organisme, aucun prélevement de gelée royale, de pollen, de venin n'est effectué durant l'année. Aucun essaimage artificiel n'est pratiqué. Aucun élevage et changement des reines n'est pratiqué dans les colonies. Les abeilles peuvent ainsi retrouver une juste sérénité, une véritable identité.

Enfin, toutes les substances prélevées sont respectées dans leur nature, elles ne sont ni chauffées, ni transformées et sont attentivement entreposées.

Cet engagement auprès de l'Abeille en premier lieu et des personnes qui en consomment ses éléments, n'oublie aucunement l'engagement capital pris envers moi-même, au sein de mon existence, il y a maintenant près d'une trentaine d'années.

Vous trouverez ces substances chez SoBio magasin du Haillan, au Potager des Chartrons rue Notre dame à Bordeaux, ainsi que dans les magasins Bio Pure Planète à Lacanau Océan et Au jardin d'Alice à Saint Médard en Jalles. Vous pouvez également me contacter directement en passant soit par voie électronique, soit en me téléphonant les jours ouvrés du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Stéphane Ortega

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